LA LETRA OCCITANISTA

MARSEILLE 17 OCTOBRE 2015

Regions et Peuples Solidaires

Réseaux sociaux

lun.

05

mars

2012

En Occitània, lei petrolièrs passaràn pas !

Ces derniers jours, le prix des carburants a atteint à la pompe, des sommets historiques (1,548€ pour le Diesel et 1,669€ pour le SP95i) . S’il est communément admis que l’ origine de cette crise est à rechercher d’une part dans l’affaiblissement de l’euro face au dollarii et de l’autre dans les tensions géopolitiques qui secouent une bonne partie des pays producteurs d’énergie fossile (Iran, Lybie, Nigéria, etc.), l’origine profonde du problème se trouve du côté de l’augmentation des couts d’exploitation des gisements de pétrole et de gaz.

 

La demande en hydrocarbure toujours plus grande à travers le Monde, les compagnies pétrolières mettent en production des gisements dans des zones de plus en plus difficiles d’accès (sables bitumeux, gaz de schiste, plateforme pétrolière en mer profonde, etc.). La conséquence directe étant l’augmentation des coûts d’extraction. Cette hausse inéluctable des coûts d’extraction et la répercussion automatique sur les prix aux consommateurs représente une menace sociale que le Partit Occitan ne peut accepter ; les foyers les plus fragiles étant les premiers sensibles aux variations des prix.

 

Pour le Partit Occitan, cette fuite en avant représente un risque écologique insupportable. En même temps qu’augmente le coût de l’extraction des énergies fossiles, les risques d’accident se multiplient. En deux années d’intervalle, se sont produites deux catastrophes liées à l’exploitation d’hydrocarbures en mer profonde : la fuite de la plateforme Deepwater Horizon (exploitée par BP) en avril 2010iii et depuis quelques jours celle de la plateforme au large de l’Ecosse (exploitée par Total).

 

Malgré des conséquences économiques et sociales désastreuses, malgré des risques écologiques très lourds, tristement illustrés par des faits récents, la France s’entête dans son souhait de valoriser les réserves d’hydrocarbures enfouies dans le sous-sol de ses régions.

 

L’Occitanie et plus particulièrement la Provence sont menacées par deux projets que la France souhaiterait imposée et ce contre l’avis des populations et de leurs élus locaux: l’exploitation des gaz de schiste (permis de Brignoles, de Gardanne, de Nîmes, etc.) et l’exploitation de gaz liquides ou gazeux en Méditerranée. Ce passage que l’Etat tente en force représente un réel déni de démocratie que le Partit Occitan ne peut que condamner. L’avenir écologique et économique de Régions entières ne peut se décider à Paris contre la volonté des territoires !

 

Le 08 avril prochain, seront organisés dans le Var deux grands rassemblements pour dire non aux gaz de schiste et à l’exploitation d’hydrocarbure en Méditerranée. Le Partit Occitan y sera. LE POc lance un appel à tous les Occitans et au-delà pour profiter de l’occasion et faire entendre leur opposition. Pour un autre modèle de développement économique durable, la justice sociale, la défense de l’environnement et contre le mépris de l’Etat en vers les territoires, tous à La Seyne et à Brégançon le 08 avril prochain !

 

i Prix moyen annoncé par la Fédération Internationale Automobile en date du 04/04/2012 pour la France

ii Le brut de pétrole est acheté en dollar iii 780 millions de litres répandus dans le Golfe du Mexique

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jeu.

01

mars

2012

Réaction du Partit Occitan aux déclarations de M. Jugy, Maire de Tourtour

Fait à Toulon, le 1er mars 2012

 

 

Dans une communication à la presse locale le mercredi 29 févier, le Maire de Tourtour Monsieur Jugy, a menacé de boycotter l’organisation de la prochaine élection présidentielle sur sa commune, si aucun des candidats à la présidentielle n’apportait de « réponse concernant l’avenir du permis de Brignoles ».

Le Partit Occitan, très impliqué depuis le début dans la lutte contre les gaz de schiste et l’exploitation d’hydrocarbures en Méditerranée , tient à réagir aux propos de M. Jugy qu’il qualifierait « d’approximatifs ».

 

S’il est tout à fait probable que peu de prétendants à la Présidence de la République aient fait connaître officiellement une quelconque opposition à l’exploitation des gaz de schistes, il est par contre faux de proclamer qu’aucun candidat n’était contre les gaz de schiste.

 

Le Partit Occitan rappelle que sa candidate, Mme Eva Joly a toujours eu un positionnement clair et sans concession sur la question.

 

Le 10 Mai 2011, avant même qu’elle ne soit investie candidate à la Présidentielle, Eva Joly manifestait devant l’Assemblée Nationale pour réclamer l’abrogation des permis d’exploitation du gaz de schiste.

 

Le 31 janvier 2012, José Bové, porte-parole d’Eva Joly a déclaré en son nom, son opposition au permis de Brignoles au cours d’une réunion publique organisée à Draguignan.

 

Enfin, dans son programme électoral à la page 19 : « Un objectif “Triple zéro” : zéro OGM, zéro gaz de schiste, zéro autoroutes supplémentaires (incluant les grands contournements des agglomérations) ».

 

Le positionnement d’Eva Joly ne peut être plus clair contre les gaz de schistes et le permis de Brignoles.

 

Le Partit Occitan demande donc à M. Jugy de revoir son positionnement et étant donné son sincère engagement contre les gaz de schiste d’appeler à soutenir Mme Eva Joly.

 

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ven.

24

févr.

2012

Suppression de cours: Le Partit Occitan préoccupé par l'évolution de l'enseignement des langues régionales dans l'Académie de Nice

Inquiet de l’évolution négative de l’enseignement des langues régionales dans l’Académie de Nice et face au désintérêt de la majorité des élus locaux ( de droite comme de gauche) pour la sauvegarde du patrimoine linguistique régional, les représentants de la langue occitane et corse, ont interpelé l’eurodéputé régionaliste du Sud-Est Monsieur François Alfonsi, membre de la Fédération Régions et Peuples Solidaires (Groupe Verts /ALE au Parlement Européen), au cours d’une rencontre organisée à Nice, le mardi 21 février.

 

En effet, depuis le départ du Recteur Christian Nique et l’arrivée de son successeur Mme Lovisi à la fin de l’année 2010 dans l’Académie de Nice, l’enseignement des langues régionales subit un net recul.

 

En même temps que l’on annonce la fermeture de l’unique poste d’enseignement de langue corse de l’Académie de Nice[i], d’un côté au collège Da Vinci de Montauroux (Var) on supprime l’apprentissage de l’occitan et ce malgré l’existence d’un contexte propice à son maintien et à son développement[ii], de l’autre on interdit l’ouverture d’une école bilingue occitane sur Nice malgré la demande formulée par une centaine de parents d’élèves du quartier St Roch.

 

La stratégie mise en place dans l’Académie est évidente : elle vise à limiter l’offre dans l’espoir de tarir la demande.

 

Cette situation est, pour nous défenseur de la diversité linguistique, insoutenable. Nous ne pouvons souffrir d’avantage que nos langues soient victimes de telles discriminations. Mais, dans un Etat comme la France, où il n’existe, contrairement à toutes les autres Démocraties Européennes, aucune loi pour encadrer l’épanouissement des langues régionales[iii], leur enseignement, tout comme leur présence dans la vie publique sont laissés à l’appréciation des décideurs locaux.

 

Parce que nous considérons qu’il n’existe aucune culture, aucune langue, aucun Peuple supérieur à un autre et que l’égalité suppose les mêmes droits, nous demandons à ce que les langues régionales soient traitées avec respect et dignité comme n’importe quelle langue officielle.

 

Dans l’attente d’une réforme constitutionnelle que nous appelons de nos vœux afin qu’une loi en faveur des langues régionales puisse être possible en France, nous demandons immédiatement aux chefs d’établissements concernés par ces suppressions de cours de revenir sur leurs décisions, et nous requérons à Mme la Rectrice de relancer le processus de développement entamé par M. Nique en son temps. Une lettre en ce sens sera envoyée dans les prochains jours à Mme Lovisi

 

 

[i] Le corse est présent dans l’Académie de Nice depuis plus de 20 ans. Il est enseigné à l’heure actuelle au lycée Impérial de Nice spécialisé dans l’enseignement des langues (étrangères, anciennes et régionales)

 

 

 

[ii] A la rentrée 2011, une centaine de collégiens suivaient les cours d’occitan dans cet établissement. Actuellement tout un cursus existe autour de cet enseignement prodigué au collège Da Vinci : initiation de l’occitan en primaire à Montauroux et enseignement de la langue au lycée St Exupéry de St Raphaël

 

 

 

[iii] A cause de l’article 2 de la Constitution française qui stipule que « le français est la langue de la République » aucune loi en faveur des langues régionales n’est possible en France (jurisprudence 99-412 DC du 15 juin 1999 confirmée en janvier 2002 par le Conseil Constitutionnel à propos du statut de la Corse

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mer.

22

févr.

2012

Tramway : un impératif pour l’aire Toulonnaise

Toulon, le 22/02/12

 

Au cours d’une conférence de presse, Monsieur Falco Président de l’Agglomération et Maire de Toulon, accompagné des autres maires de Toulon Provence Méditerranée, a annoncé lundi 20 février que le moyen de Transport en Commun en Site « Propre » (TCSP) retenu pour TPM était non pas le Tramway, comme pourtant la Déclaration d’Utilité Publique (DUP) de 2005 le prévoyait, mais le Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) !

 

Les arguments avancés par M. Falco, en faveur du BHNS, sont la contrainte géographique (la ville de Toulon est construite le long d’un axe principal Ouest/Est), le coût budgétaire (le tramway couterait plus cher que le BHNS) et les perturbations sur l’Avenue de Strasbourg occasionnées par les travaux de construction du tramway.

 

Si toutefois le Partit Occitan se réjouit de la mise en place (enfin !) d’un TCSP (autrement dit d’un couloir exclusivement réservé au transport en commun) sur l’aire toulonnaise qui aura pour conséquence d’améliorer la traversée de Toulon et de son agglomération par les transports en commun, le Partit Occitan regrette fortement le choix d’un BHNS à la place d’un tramway.

 

Le Partit Occitan, soucieux de la qualité de vie et du bien-être des habitants regrette que l’aspect écologique et sanitaire n’ait pas été pris en compte par Monsieur Falco dans sa réflexion sur le type de transports en commun. Toulon qui subit une pollution endogène très forte (rapport 2011 de l’Association Santé Environnement France du Professeur Patrice Halimi), provoquée essentiellement par le rejet des pots d’échappement des automobiles (microparticules, dioxyde de souffre, oxyde d’azote, carbone et hydrogène, etc.) doit développer des alternatives aux moteurs thermiques. 75% de la pollution de l’aire Toulonnaise est produite par les transports routiers. Or le BHNS est un bus qui fonctionne à moteur thermique quand le tramway fonctionne à l’électrique. Les Toulonnais ne peuvent supporter d’avantage que les pouvoirs publics ne prennent aucune mesure pour améliorer leur condition de vie. La santé n’a pas de prix !

 

Le Partit Occitan rappelle qu’il a organisé une réunion publique au mois de décembre sur Toulon en compagnie de Mme Julie Legoïc, adjointe à la Santé de la Ville de Brest sur la question des transports en commun. A cette occasion, l’ensemble des arguments avancés par Monsieur Falco (contraintes géographiques, impact économique, perturbation des travaux) ont tous été démontés, à la lumière de l’expérience brestoise. Non le tramway ne coute pas plus cher que le BHNS ! Oui les perturbations liées aux chantiers de construction peuvent être dépassées ! Oui le tramway est bien le seul moyen de transport en commun capable de répondre aux besoins des Toulonnais en matière de déplacement !

 

Le Partit Occitan est solidaire du « Collectif Tramway » et du travail entrepris par l’association « Toulon Avenir » et de son Président Valentin Gies pour un tramway sur l’aire toulonnaise.

 

Le Partit Occitan appelle les Toulonnais à profiter de l’enquête publique qui est ouverte jusqu’au 9 Mars sur le futur Plan Local d’Urbanisme pour faire entendre leur voix. Le POc invite les Toulonnais à déposer des réserves quant au choix du TCSP sur le registre officiel d'enquête publique qui se situe en Mairie d’Honneur Quai Kronstadt.

 

Toulon ne peut pas se payer le luxe de se passer d’un tramway. L’affaire a bien trop duré !

 

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