LA LETRA OCCITANISTA

MARSEILLE 17 OCTOBRE 2015

Regions et Peuples Solidaires

Réseaux sociaux

Tous unis pour dire non à LGV ni ici, ni ailleurs !

Toulon, le 08/12/11

 

 

« Grâce à la mobilisation populaire de ces dernières semaines dans le Var et les Bouches du Rhône pour stopper le projet de LGV en Provence, le Ministère des transports ouvrait ses portes le 30 novembre dernier, aux élus et représentants du monde agricole provençaux opposés à la Ligne à Grande Vitesse.

 

Mais, à l’instar des consultations RFF, le dialogue entre l’Etat et ses délégataires d’une part, et les élus locaux et acteurs socio-économiques de Provence d’autre part, est un échec : l’Etat s’obstine et fait la sourde oreille aux arguments objectifs avancés contre la LGV : coût démesuré du projet (20 Milliards d’Euro),contexte économique de crise qui demande de la prudence dans les investissements (dette de la France : 1 700 milliards d’Euros), destruction des paysages et des dernières terres agricoles déjà pourtant bien diminuées par la pression foncière et les aménagements routiers (1),déni de démocratie (la majorité des collectivités impactées par le projet ont voté des délibérations contre la LGV).

 

Et si toutefois Thierry Mariani admet que « l’adhésion des riverains et populations concernés est un facteur clef de la bonne réussite du projet », la seule concession qu’il ait bien voulu faire consiste à prolonger la période des études…et la LGV PACA, bien sûr, reste d’actualité !

 

La mobilisation anti-LGV ne doit pas faiblir et les collectifs doivent rester unis. Car une pression existe pour que la LGV ne se fasse pas ici mais ailleurs, dans le Centre Var.

 

Le Partit Occitan réaffirme que la LGV est inacceptable. Le POc s’opposera à tout tracé qu’il soit celui des Métropoles ou celui du Centre Var. Au regard des besoins de déplacement et dans un souci de limiter l’usage de l’automobile, ses conséquences sanitaires et environnementales négatives, il est impératif d’améliorer le réseau existant des Trains Express Régionaux et rouvrir d’anciennes lignes comme celle de Carnoules à Gardanne qui permettrait de fluidifier le trafic. »

 

(1) (« si la tendance actuelle à la destruction de terres agricoles qui est de 360 hectares par an se poursuit sur la bande littorale, la disparition des surfaces agricoles en Provence est envisageable d’ici un siècle sur cette zone »)

 

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